34101 Les ADULTES ROUTE Cyclosportives

Retour à la page principale "Route Sorties Dominicales" Réalisations 2010  Challenge 2010 

Réalisations 2010 Cyclosportives

La Coulainaise 03 avril 2010  X Classés 97 km 980 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur 100 1  02 53 58 33,45         
ROSIN Frédéric 61 03 10 52 30,49 91   7
GUILLEMINOT Philippe 116 03 23 05 28,66 86   6
BERDOLLT Jeff 122  03 24 38 28,44 85   5
GUYARD Vincent  159 03 36 46 26,85 80   4
CHOUDY Lionel 165 03 38 12 26,67 80   3
PIERRE Etienne 176 03 41 57 26,22 78   2

En attente de commentaires

 

La 77 11 avril 2010  892 Classés 145 km 800 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 03 47 01 38,32      
ROSIN Frédéric 558 04 41 54 30,86 81   3
SUCHY Jean-Philippe 708 04 58 17 29,17 76   2
GUILLEMINOT Philippe NC         1

En attente de commentaires

 

La Vélostar 01 Mai 2010  XX Classés 150 km 1100 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 03 48 53 39,3      
BERDOLLT Jeff 302 04 26 16 33,8 86    

Voici le classement de la Vélostar 91 à laquelle j'ai participé hier. J'ai fini les 150 km 302ème en 4h26, les 25 derniers km tout seul... C'est une super organisation, bien au dessus de la feu Cyclauto, de la Blé d'Or ou de la Coulonaise ; super ambiance festive, fléchage parfait et sécurité maximum avec des motards partout. Il faut dire que des gens d'ASO font partie du comité d'organisation. Le parcours est assez exigeant parce qu'il y a 10 belles bosses (j'ai sauté dans la dernière) et des relances incessantes. A mettre au programme pour l'année prochaine ! Jeff

 

La Chalette Open Tour 09 Mai 2010 185 Classés 85 km (Gâtinaise) 610 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 02 07 52 39,89      
LORETTE Philippe 36 02 10 49 38,99 98 OR 6
BERDOLLT Jeff 39 02 10 51 38,98 98 OR 5
MESNY Christophe 51 02 11 06 38,90 98 OR 4
DEBOURG Anthony 62 02 21 49 35,96 90 OR 3
CHOUDY Lionel 80 02 21 55 35,94 90 OR 2

Quelques nouvelles de la Chalette ; un départ dans le froid et le brouillard, mais un rythme qui nous a vite réchauffés... Tout le monde est arrivé sans encombre et a pu éviter les chutes. 4 gars finissent échappés en 2h07, Philippe, Christophe et moi arrivons dans le premier peloton en 2h10. Tous ensemble aux alentours de la 35ème place. Les classements définitifs font état d'une place d'arrivée dans un couloir après la ligne. Le fait d'avoir papoté nous a fait perdre quelques tickets... Bon on finit quand même à plus de 39 de moyenne. Ça a frotté dur... L'organisation était très bonne. Antony et Lionel arrivent dans le second peloton 10mn après nous, ils ont subi un passage à niveau.

Jeff

Le petit Kevin Bernu nous a bien bluffés : sur un parcours hyperrapide, il met - avec ses quatre acolytes échappés - presque trois minutes au peloton. On attend maintenant de voir son nom dans Vélo Mag au milieu des espoirs à suivre. Sinon, côté VCBN, joli bilan : cinq inscrits, cinq coureurs dans la première moitié du classement. La première heure de course, avec quelques coups de culs au programme, a usé mais peu laminé. Derrière les échappés, c'est un gros peloton de cinquante-cinq coureurs qui se présentait à l'entrée de Châlette, sur un rythme subitement accéléré. Et puis chapeau à Christophe (Mesny), qui a fait le boulot avec trois autres coursiers pour rentrer dans le premier peloton et même tenter sur la fin un petit quelque chose - c'était vain mais c'était bien.

Philippe

 

La Volcanique 19 Juin 2010  XX Classés 171 km 8 cols 2995 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 05 08 18 33,3      
BERDOLLT Jeff 399 07 13 24 23,7 71   4
NIVOIX Christian 1201 08 52 33 19,3 58   3
CHOUDY Lionel 1202 08 52 33 19,3 58   2

COMPTINE ARDECHOISE

7h15, un démarrage du parking (un champ boueux) sous le froid et la pluie pour quelques lieues d'échauffement, mais nous voilà tous trois bien motivés à l'entrée de St Félicien où bizarrement quelques milliers d'autres cyclistes étaient déjà présents…

Monsieur Christian, notre Suisse préféré ayant un dossard VIP et prioritaire, s'en va vers le couloir du même nom, et je laisse Lionel l'accompagner espérant passer avec lui en tant que garde du corps. Moi je vais me tasser derrière les milliers de filles et gars dans le sas " de 4700 à 15000 " (sic) ; grand bien m'en a fait ! Le fameux couloir prioritaire abritait en fait une pente vicieuse obligeant notre compère Lionel à se dresser sur ses pédales de toute sa puissance, jusqu'à…. casser sa chaîne, et pan ! Du coup, malgré les 25 mn nécessaires pour que je passe la ligne de départ je me retrouve devant eux qui galèrent pour réparer… On ne se retrouvera que le soir.

Bon, côté course, l'Ardéchoise c'est plutôt cool ; je n'ai jamais vu les cadors partis devant et malgré un rythme plutôt tranquille (je me suis fixé comme objectif de terminer frais), je dépasse moult randonneurs et cyclos de toutes sortes. C'est grisant car même à faible allure on a l'impression d'être bon. Parcours sympa sur des routes en bon état, une ambiance festive et des ravitos plus qu'il n'en faut. Du coup j'ai même regretté d'avoir pris deux bidons ; il faut dire qu'avec les 10° ambiants et le ciel qui nous tombe sur la tête pendant les trois quarts du parcours, on se déshydrate moins. Mon Colnago tout neuf fait merveille (pub !) mais j'ai toujours ce satané craquement dans la boîte de pédalier qui gonfle bien les gars autour de moi… eh mais ça donne le rythme dans les cols (8 en tout). Bon pas de roues à accrocher, on va y aller tout seul alors… Ah enfin un gars qui est prêt à " tartiner " un peu avec moi, on va se donner la main un moment. Bon, il me dit que je descends trop vite ; pas ma faute, les roues carbone sur le mouillé, ça ne freine pas ! De nouveau seul pour l'avant dernier col ; quel vent ! Mais ça commence à sentir l'écurie, en plus la route commence à sécher, allez, accélère coco, tartine un peu. Voilà enfin le retour du col du Buisson, avec les passages les plus durs de la sortie ; beuh même pas peur, j'ai 29 derrière ! 7 km de montée et puis voilà la descente finale. Ben, qu'est-ce qui se passe ? Personne ne roule ! Qu'est-ce qu'y zont ? z'aiment pas les tartines ? Bon attention quand même en bas il y a du gasoil (un cadeau des amoureux de la petite reine), et voilà le faux plat final ; aïe, j'ai quand même les jambes un peu dures. 6h50 au compteur, un peu plus de 7h00 en tout, objectif atteint, allez une mousse !

Bon les copains ils sont où ? J'appelle Lionel qui me dit que ça rentre tranquille et que je ferais mieux d'aller prendre un bain… Quelle bonne idée ? À défaut de piquer une tête dans la piscine, un bain chaud pour me décrasser ce n'est pas plus mal. Allez, il fera plus chaud l'année prochaine. En attendant j'ai faim…

Jeff

 

La Marmotte 03 Juillet 2010  XX Classés 178 km 4 cols 4800 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 05 46 29  30,8      
DEBOURG Anthony 3064 09 27 38  18,8  61  BRONZE 4
PIERRE Etienne  3547 09 54 04  18,0  58  ARGENT 3
CHOUDY Lionel Marmotton 10 12 02     OR  2
NIVOIX Christian NC         1

Marmotte 2010

En attendant les commentaires des participants, il faut noter que Etienne a fait jeu égal avec le Patrice LEMIRE de 2005 (une pointure) et qu'Anthony a explosé le chrono et placé la barre très haut ! Les papis font de la résistance, mais toute résistance a ses limites ! Roulez jeunesse. Un Marmotton en Or pour Lionel qui ne devrait pas être trop déçu

 

L'Etape du Tour 18 Juillet 2010  6888 Classés 181 km 3 cols 4300 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 05 59 23  30,22      
BERDOLLT Jeff 2830 09 07 30  19,8  66    3
GUYARD Vincent  5014 10 24 51  17,4  58   2

Étape du tour ou étape tout dur ?

Nous avaient bien prévenus les gentils organisateurs, ce sera une des plus dures depuis que ça existe... Si on regarde les résultats c'est bien vrai, " seulement " 6888 classés pour 10 000 au départ, les compagnies de cars (balais) locales ont du se gaver.. Tiens le dernier est un Japonais. Doit pas regretter le voyage le gars. Bon, quant à nous amis du VCBN nous partîmes plein d'entrain, la nuit pas encore couchée, pour nous entasser dans les boxes tels bestiaux partant à l'abattoir. Vincent est un matinal et se met en place à 5h45 pour un départ à 7h00 (sic). Perso je suis un peu plus tardif et après avoir laissé ma voiture à Gan je m'échauffe sur 10 bornes, je m'installe dans le box des 1201 à 4200 à 6h30 et je fais connaissance d'un Hollandais de Gramont (Kappelmur si, si). Un " flying dutchman " qui vit en Belgique ça inspire le respect. Il bouclera les 181km en 7h30 ; il a du s'entraîner en montant le mur sur une seule jambe ! 7h00, départ donné et ça file déjà très vite en frottant un peu. J'arrive à remonter pas mal de pelotons grâce à une bonne reconnaissance effectuée la veille. Mais après 15 bornes arrivent déjà les premières bosses. Je me calme et j'essaie de prendre mon rythme ; pas de bol un mauvais passage de plateau me fait dérailler (j'vous jure c'est pas moi le mécano d'Andy !). Pied à terre, doigts sales, et ça repart. Après 1h30 de routes cassantes voilà Marie-Blanque, je sais pas où elle est allé chercher son nom celle-là ! Une belle route refaite à l'ombre d'une forêt ça semble un petit paradis... Sauf pour les pourcentages... Mince alors je me fais l'Ardéchoise à l'envers (cf compte rendu), j'ai jamais vu autant de monde me doubler. C'est pas possible j'ai les freins serrés ou quoi ? Purée, les km à 10-11% qui s'enchaînent, heureusement que c'est pas long. Vincent me dira plus tard que derrière ils ont du mettre pied à terre à cause d'un bouchon. Arrivé au sommet, petite descente et re-peloton. J'ai de la chance je suis avec des tartineurs. Du coup moi je vais économiser le beurre. Une vingtaine de km de vallée à 40 de moyenne et arrive le Soulor. Dans les magasines y disent que c'est le plus facile, et beh ; moi j'ai pris un coup d'éclat là dedans, à en voir les étoiles... Obligé de m'arrêter pour souffler à 5 bornes du sommet. Je me dis que j'irais sûrement pas au bout. Et tous ces mecs (quelques filles aussi) qui me passent si alertes. Y font comment ? Allez du nerf, on s'y remet doucement. Arrivée au sommet en 5h05, et une vue splendide sur les Hautes Pyrénées, au moins le temps me permettra de faire du tourisme à défaut d'une perf ! Ceci dit je n'ai que 5mn de retard sur mon planning. Je me refais la cerise (et quelques dizaines de places) dans la descente ultra rapide ; 75 au compteur, ça sent le cramé. Les patins pour jantes carbones je sais pas avec quoi ils les font mais ça pue la bakélite et l'embrayage brulés... Encore un bon bout de plaine en faux-plat montant vers le gros morceau, il n'y a plus vraiment de peloton mais heureusement on a vent dans le dos. 18km bien usants pour s'approcher de Luz St Sauveur et malgré le ravito j'ai soif mais je sais pas de quoi. 6H15 au compteur (pile dans mon plan de marche), on arrive à Luz et là tout s'éclaire, au bout de la ligne droit juste avant le virage où il y a le portique pour marquer le départ du Tourmalet, un superbe troquet avec une terrasse qui me fait de l'œil, c'était donc ça ? Bon allez, patron un perrier-menthe siouplait. Je me pose, je déguste et je regarde les cyclistes passer. Tiens c'est plus facile comme ça... Un papy anglais me prend pour une vedette et commence à m'interviewer... Qu'est-ce qu'on est bien à l'ombre ! Mais y a pas, il faut y retourner; en fait je ne vais pas regretter mes quinze minutes à la terrasse, dès les premières pentes je me sens bien mieux et même si je ne dépasse pas le 10 à l'heure, j'arrive à en doubler quelques uns pour la première fois de la journée ! Et puis j'en vois pas mal la tête dans les ruisseaux ou montant à pied, c'est qu'il commence à faire chaud ! Il est 14 heures et il n'y a pas un nuage dans le ciel. Par contre les nombreux touristes installés là avec leur camping-cars pour voir passer les pros nous encouragent et nous rafraîchissent à grand coup de flotte sur la tête, qu'est-ce que c'est bon... J'ai compris pourquoi on a inventé le triathlon, dommage qu'ils fassent tout à l'envers... Super Barèges dernier ravito en eau, je m'arrête cinq minutes plus pour m'arrêter que pour prendre à boire, de toute façon plus rien ne passe. Il reste 9km sur les 18, les plus durs en plus. On voit le sommet, mais je ne veux plus regarder. Je préfère le spectacle de mes chaussures, au moins ça me permet de vérifier que mes jambes tournent, c'est devenu tellement automate(hic)... J'ai le coeur bloqué à 140, même pas moyen de m'essouffler. Me voilà à 1500m et 7km du sommet quand mon compteur me lâche, plus de batterie. Faut dire que je l'ai mis en route à 6h00 du matin, pas malin. Allez tant pis, regarde tes pieds... Quelles belles chaussures... Ne plus penser à rien, et surtout pas regarder là haut. 4km, je demande l'heure à un gars, 15h45. 4Km en 15mn c'est possible ça ? Heu pour Andy peut-être, mais mon cerveau ramolli me laisse quand même entrevoir que ça va pas le faire. Donc adieu l'objectif des 16 heures... Mais qu'il était bon le perrier-menthe ! 16h10, j'y suis ! La dernière rampe en danseuse m'a fait sortir les tripes. Allez je met le gilet et direct à la Mongie, il faut que je m'assoie quelque part. Après un rapide plateau repas je fini la descente jusqu'à Bagnières de Bigorre où je retrouve la voiture de Vincent et le Graal, une serviette pour prendre la douche. Au stade Rugby je me retrouve avec plein d'Anglais qui arrosent dignement leur étape. Pâtes et bière gratuites, belle organisation... 218 km en tout, et 4300m de dénivelé, pfiou... Vincent et Xavier arrivent une heure après tout aussi impatients de se mettre sous l'eau, mais z'auront pas droit à la bière... La morale de l'histoire : Si tu veux une bière, bois d'abord un perrier-menthe !

Jeff

 

 

Ca y est. Il est 5h45, j'arrive dans le sas de départ des 4200 à 7000 avec mon dossard 4468. Je suis arrivé très tôt (trop tôt ?) mais je ne voulais pas être au fond du grand sas avec mon n° de dossard tout près du début de la série, en théorie. Et comme à l'intérieur du sas, c'est par ordre d'arrivée… Et puis de toute façon, je n'arrivais plus à dormir. Il faut dire qu'en se couchant la veille à 20h00, j'ai fait une bonne nuit finalement… J'ai juste aperçu ce matin dans la cuisine Xavier, mon beau-frère, qui compte tenu de son dossard éloigné (9423), a préféré dormir un peu plus et rejoindre le départ plus tard… Il fait encore nuit. On devine les nuages encore présents. Pourvu qu'il ne pleuve pas. Hier, en allant déposer la voiture près de l'arrivée, j'ai vu que le Tourmalet était dans les nuages. Et tous les Pyrénéens m'ont dit que le temps était très changeant dans le coin. J'ai juste pris un petit coupe vent mais qui n'est pas imperméable plus d'un quart d'heure… Le temps s'étire lentement pendant une heure, chacun perdu dans ses pensées, avec assez peu de conversations, sauf un groupe d'anglais qui nous casse les oreilles avec leurs rires gras de piliers de pubs… Il y a 3.500 étrangers sur les 10.000 inscrits, dont apparemment beaucoup d'Anglais, Belges et Néerlandais. Il y a même des Japonais qui sont venus spécialement avec un Tour Operator. Motivés, les gars !... Je discuterai plus tard dans la montée du Tourmalet avec un américain de Boston venu lui aussi spécialement. Et nous qui nous plaignons que Pau, c'est loin de Paris !... Il est 6h45, le speaker commence à égrener les consignes de sécurité. Madame la Maire de Pau prend la parole. 5, 4, 3, 2, 1, ça y est, c'est parti. Enfin, c'est parti pour les premiers, parce que moi, je suis toujours à l'arrêt. Mais j'imagine que Jeff, avec son dossard 2359, est déjà en train de remonter les places avec son bon Colnago tout neuf (il a dormi avec la nuit dernière:). Il est 7h10, cette fois, c'est vraiment parti ! Et ça part très fort dans la descente vers la gare, qui sert de circuit au grand prix de formule 3 de Pau. Je remonte moi aussi les groupes. Le temps est frais et toujours nuageux. Le soleil joue à cache cache avec les nuages et c'est lui qui gagne pour le moment : je ne l'ai pas vu. Laroin (km 10), gros virage à gauche et redémarrage en petite côte. Je me mets en danseuse. Tout cela m'a l'air bien parti, j'ai l'air d'avoir de bonnes jambes aujourd'hui. Tant mieux, j'en aurai bien besoin. Une bonne côte se profile (côte de Gaye, km 20), sans difficulté majeure. Nous arrivons à Lasseube (km 27) où Jeff m'a dit de faire attention à la descente et au virage en épingle : "si tu le rates, tu termines dans la vitrine du restaurant" m'a-t-il dit. Ca va, ça passe sans encombre. Il y a du monde, mais les routes sont assez larges. Traversée d'Oloron Sainte-Marie (km 40). Alors là, gros ralentissement dans la rue commerçante (une rue de 4 mètres de large au maximum), mais pourquoi nous font-ils passer par là ??? Je la traverse presque intégralement à pied… Et nous arrivons à Escot, au pied du Col de Marie-Blanque. L'ascension commence. J'ai mémorisé le profil du col et je sais que ça commence gentiment avec 5 km entre 4% et 7% et c'est ensuite, à partir d'une grosse borne bleue, qu'il reste 3,5 km à 11,5%. Je suis au début du col et mon vélo commence à couiner. Un bruit de grincement au niveau de la boîte de pédalier qui n'est pas très rassurant. Mince, il ne manquerait plus que je tombe en panne justement aujourd'hui !... Pourvu que ça tienne ! Ca y est, je vois la borne bleue. Ah oui, effectivement, on ne peut pas la rater, elle fait 2m sur 2m. Ca monte fort effectivement et la route se rétrécit gentiment, si bien que nous sommes en troupeau compact. Cela ahane fort et transpire dans les rayons du soleil, qui enfin décide de se montrer. Et ce qui devait arriver arrive : un gars met pied à terre. De proche en proche, c'est tout le peloton qui s'arrête et nous marchons pendant 200 m à l'endroit où la route est vraiment étroite. Et puis, ça s'élargit et nous remontons en selle. Je me force à réduire l'allure parce que je vois au cardio que ça pulse un peu fort et je ne tiens pas à me mettre dans le rouge au premier col. Je termine ce col de Marie-Blanque facilement, encore en pleine forme. Ce col est dur mais court… Le temps de remonter la fermeture éclair et je bascule dans la descente (km 64). Ouah, quel pied ! Ca roule très vite et les paysages sont beaux à couper le souffle. C'est le plateau du Bénou. Il faudra que je revienne ici en vacances, c'est vraiment beau. Je rejoins un peloton d'une bonne centaine d'unités et nous roulons fort, très fort, dans toute la vallée qui nous sépare du col de Marie-Blanque. Un bon 45 km/h de moyenne pendant 45 minutes, voilà qui me fait gagner des places. Me voici à Arthez d'Asson (km 103), au pied du Col du Soulor. Il commence à faire chaud. L'ascension débute par un long faux plat de 10 km dans les gorges. Mais, est-ce vraiment un faux plat ou une vraie côte ? Cela me paraît interminable… Nous sommes encouragés dans une gorge au son des vuvuzelas que des spectateurs actionnent. Et nous arrivons à Ferrières (km 113), avec un ravitaillement bienvenu. Il reste 12 km d'ascension est c'est le plus dur qui reste. Pendant 4 km, jusqu'à Arbéost (km 117), ça monte à 5%, puis 6% puis 7%. Puis après Arbéost, c'est simple à retenir, c'est 8% pendant 8 km ! Pfff !... La fatigue commence à se faire ressentir. Mais bon, ce n'est pas la peine de s'écouter, le gros morceau, ce sera le Tourmalet et ce sera pour la fin. Après Arbéost, il n'y a plus d'arbre et la longue procession des cyclistes sur cette montagne verte fait penser à une guirlande sur un sapin de Noël. Mais elle fait combien de tours du sapin, cette guirlande ? Finalement, je crois que je préfère encore quand il y a des arbres et que je ne vois pas l'objectif, c'est moins décourageant. Je suis encore à 2 km du col et j'ai séché mes 2 bidons que j'avais pourtant remplis il n'y a que 6 km ! Fait soif… Je résiste à la tentation de boire l'eau d'un torrent de montagne. L'eau est trop froide, je n'ai pas envie d'avoir des problèmes d'estomac… Et ma boîte de pédalier craque de plus en plus. Elle fatigue, elle aussi. Ca y est, je suis en haut (km 125) ! Qui m'a dit que le Col du Soulor était facile ? Ah oui, c'est Xavier. Il faudra qu'on en reparle… Je fais le plein des bidons au ravitaillement situé au sommet et je bascule de l'autre côté à une vitesse… déraisonnable. Pourquoi les montées sont-elles aussi longues et les descentes aussi rapides ?! Me voilà dans la vallée menant au pied du Tourmalet et je dois dire que j'ai un peu perdu de ma superbe : je sens que les jambes sont lourdes et pourtant, ça n'est pas fini. Une fois la descente achevée à Argelès-Gazost (km 144) commence un long faux plat d'une vingtaine de km, avec un vent moyen défavorable dans la vallée, sur un revêtement granuleux de mauvaise départementale (la D921). La selle devient douloureuse… Les villages se suivent et se ressemblent. Ce n'est pas la partie la plus belle du parcours. Plus le temps passe, et plus je me dis que l'ascension du Tourmalet va être bien difficile. J'arrive enfin à Luz-Saint-Sauveur (km 163) et j'ai encore déjà séché mes deux bidons. Pas possible, je suis encore à cours d'eau ! Et pourtant, j'avais fait le plein à Argelès. Je m'arrête à un camping où on me remplit gentiment les bidons et l'ascension du Tourmalet commence. Les deux premiers kilomètres se passent plutôt bien finalement, à des pourcentages acceptables (entre 5% et 6%), puis les choses se corsent. On est désormais à 8% et ce sera comme ça jusqu'au bout, sauf un court moment de replat à 6% avant Super Barrèges, mais c'est encore loin. C'est dur, c'est très dur. Je tâche de faire le vide dans ma tête pour éviter de trop gamberger à me demander ce que je fais là et je tâche de pédaler comme un métronome. Je suis en 28 x 27. Bon, d'accord, c'est petit bras ! Mais quand j'essaie de passer en 28x25, j'abdique au bout de quelques centaines de mètres et je repasse en 28 x 27. J'aurais dû perdre du poids, c'est ça le truc !... Barrèges arrive (km 170). Ca tombe bien, j'avais noté qu'il y avait un ravitaillement et mes bidons sont à nouveau vides. C'est dingue de boire autant… On arrive à la sortie de Barrèges, et toujours pas de ravitaillement !… Mais ils l'ont mis où ce p… de ravitaillement ?! Je continue, sans eau, la langue dans le pédalier, et je me ravitaille enfin auprès d'un camping-cariste. Les spectateurs deviennent de plus en plus nombreux et beaucoup nous aspergent d'eau glacée qu'ils ont prise dans les torrents de montagne. C'est vivifiant mais un peu trop souvent à mon goût ! Je comprends que quelqu'un d'aussi tempéré (!) que Hinault ait pu en venir aux poings autrefois dans cette situation, parce que cela commence moi aussi à m'agacer sérieusement de me prendre des litres d'eau sur la tête, dans le visage, dans la nuque, sur les chaussures… Mais de quoi je me mêle, laissez-moi pédaler tranquille, que diable. Mon Dieu que c'est dur ! Je n'avance pas. J'ai l'impression que tout le monde me double. J'ai le sentiment d'être arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute et je vois tout le monde passer… C'est horrible. Enfin, c'est le ravitaillement (km 173), à Super Barrèges. Je m'étais trompé, il était à Super Barrèges, et non à Barrèges… Plus que 8 km ! On commence à apercevoir le haut du sommet. Tant pis pour le classement, je m'arrête 10 minutes au ravitaillement pour me reposer un peu. J'entends un message sur mon mobile laissé par Jeff : il est déjà arrivé, le bienheureux. Je repars. Grand bien m'a fait cet arrêt, je suis, non pas un peu plus frais, mais un peu moins cuit… Je gère désormais lacet par lacet : je fais un lacet, je fais une pause de quelques secondes à l'endroit du lacet où la pente un peu plus faible me permettra de repartir, et je fais un autre lacet. La méthode vaut ce qu'elle vaut, mais je n'ai plus le choix : je suis désormais incapable de me relancer dans les lacets. La flamme rouge ! Plus qu'un kilomètre ! Le plus dur, m'a t-ton dit (13%). Je ne sens pas la différence et j'ai l'énergie du cheval qui sent l'écurie ! Plus que 500 mètres ! J'y arrive, j'y arrive. Allez, un petit coup de danseuse, je n'ai même plus mal aux jambes. Et j'entends quelqu'un qui m'appelle ("Vincent ! Vincent !"). C'est Xavier, parti ¼ d'heure après moi ce matin, qui me double dans le dernier lacet. Je passe la ligne d'arrivée, toujours petit joueur en 28x27, après 10 heures 16 minutes et 6 secondes, dont les trois quarts de pur bonheur et le dernier quart de réelle souffrance… Je suis 5.142 ème sur les 10.000 inscrits, dont 9.450 partants et 6.888 classés. Performance moyenne, qui s'explique surtout par ma piètre ascension du Tourmalet. Je pense que j'ai perdu au moins 1.500 places dans cette ascension. Mais bon, comme disait le Baron, l'important, c'est de participer, n'est-ce pas ? Sur la ligne d'arrivée, je retrouve l'envoyé spécial du VCBN en la personne de Claude Gigou, venu là pour nous encourager en attendant de voir passer les pros. Il immortalise l'instant avec son appareil photo. Nous redescendons vers La Mongie puis vers Bagnères-de-Bigorre, pour récupérer la voiture. Je n'aurai pas besoin de berceuse pour trouver le sommeil ce soir… Pour mémoire, Schleck et Contador feront l'étape en 5h03' quatre jours plus tard. Respect !...

 

Vincent

 

Courir pour la Paix 07 Août 2010  316 Classés 114 km 1500 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 03 00 50  37,8      
BERDOLLT Jeff 110 03 25 08 33,3 88  OR 5
MESNY Christophe  201 03 56 27 29,0 76,7  OR 4
GUENY Gilles 226 04 08 05  27,5  72,8  OR 3
CHOUDY Lionel 241 04 15 58   26,8  70,9  AG 2

COURIR POUR LA PAIX... MAIS COURIR QUAND MEME !

Après une soirée (presque) gastronomique et une nuit plutôt calme malgré la promiscuité avec Yoyo et Gillou (ou j'ai eu peur d'être pris pour une promise cuitée) nous nous levons tôt pour rejoindre le départ. Gilles et Yoyo iront en auto, pour ma part je profite des 20km qui nous séparent de Chailly pour m'échauffer. Beau paysages... Heureusement que j'y suis allé à vélo parce qu'après j'ai plus tellement eu l'occasion de lever le nez ! Arrivé en avance au départ j'ai même le temps de reconnaître la première bosse (dès le départ), et de faire la pause technique indispensable pour partir léger... Christophe était chez sa cousine dans le coin et nous rejoint sur la ligne de départ. Après la bénédiction de la madone de Nagasaki on regarde partir le grand parcours, pas un gros peloton, il y en a qui vont rentrer tout seul... Bon ayé, c'est notre tour, un peu la trouille vu la côte de 2 bornes qui nous attend de suite. Finalement ça part pas si fort, je reste même en tête à côté... du patron en personne, Monsieur Bernard Hinault venu en famille. J'ai l'honneur de monter à ses côtés. Ça va pas assez vite, finalement il y en a qui attaquent et ils se font immédiatement chambrer par Bernard : " Vas-y tu vas gagner des cacahouètes ! " A l'approche du sommet ça accélère sérieusement et je passe le 160, ouille zone rouge. Finalement on se retrouve un gros paquet derrière les quelques échappées ; à 55 sur le plat on les aura vite rattrapés. Le Sieur Hinault est toujours bien placé ; à mon tour de le chambrer en voyant son plateau d'une forme inédite (genre deux têtes d'obus collées) ; je lui dis que son pédalier a pris un coup et j'ai droit à une belle explication sur cette innovation ; explication qui continuera plus en détail après l'arrivée. Après 25 bornes attaque de la côte de Saulieu et là je comprends que je ne pourrai pas rester avec la tête, trop de fous furieux... Et mon palpitant à 166 ! Peut-être la première fois de l'année... Je laisse glisser et me retrouve avec trois gars et une fille pendant un moment ; ça tourne bien mais on finit par se faire rejoindre par le deuxième peloton ; encore un groupe de " tartineurs " mais cette fois un peu plus à ma portée... On va dérouler pendant un moment à 20 dans les bosses et 35-40 sur le plat. J'ai même pas vu le 1er ravito ! Les km passent, les bosses aussi, usant. Je regarde le compteur, 90 bornes, aïe, c'est l'heure de Sussey (attention à l'orthographe !) ; en fait c'est la côte la plus dure du parcours. Petit coup de cul bien raide pas trop long, je m'accroche... eh je suis toujours là, ça alors ! Je me prends à rêver de finir avec ces costauds... Pas de bol, c'était sans compter avec les erreurs de l'organisation, qui s'est juste plantée de 8km sur la longueur du tracé. Annoncé à 106, le compteur totalisera finalement 114. Et donc la côte de Sussey arrive au km 95... Et c'est pas qu'un petit coup de cul ! Là j'explose complètement et je me retrouve tout seul avec un gars. Encore une bosse sévère et un faux plat qui n'en finit plus, puis la descente. On finira ensemble en 3h25', à 3mn de ceux qui nous ont largués 15km plus tôt. Je bois un coup et j'attends les copains, au bout de 10mn surprise, voilà Bernard Hinault ; dingue, moi j'étais sûr qu'il était devant et déjà douché ! Paraît qu'il a eu un problème mécanique (avec son plateau ?)... Du coup ça me remonte le moral et je me dis que c'était pas si mal. Et puis ça me donne l'occasion de tailler une bavette avec le blaireau et de faire une photo souvenir. Christophe arrive un peu plus tard et me dit qu'ils ont roulé ensemble une bonne partie du chemin. Qui va arriver en premier des papys ? C'est finalement Gilles qui arrive en 4h09' juste à temps pour décrocher l'or qui passera sous le nez de Lionel qui arrive quelques minutes après pour cause de crampes. Une belle perf. Nos deux compères se sont tiré la bourre tout le parcours, et ça continuera au repas et dans la voiture, un sacré vieux couple ! En tout cas tout le monde s'est bien fait plaisir sur un parcours magnifique dans les collines du Morvan, 114km et 1500m de dénivelé, tout ça pour une bonne cause.

A refaire. Jeff

 

 

28 Août 2010  297 Classés 115 km 830 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 03 02 06  37,9      
GUENY Gilles  237 04 06 34 28,0 73,9   4
MESNY Christophe 243 04 07 04  27,9  73,8   3
CHOUDY Lionel 249 04 10 18  27,6  72,8   2

Après un super passage par la base de loisirs avec pavés au bord de la plage, échauffement de 6 km dans la ville avec le danger des séparateurs. Surtout que la police verbalise si on les passe par la gauche, au même titre que les ronds points d'ailleurs. Spécificité à retenir. Bon départ mais après quelques km, difficile de suivre. Je temporise pour voir où est Gilles, Lionel me dit qu'il est juste derrière. En fait il est assez loin à la fin d'un faux plat mais je reste avec lui. Rapidement nous arrivons en Belgique. Pas la peine de demander un renseignement : ils font semblant de pas comprendre le français ! Nos potes de Campagnolo en tandem ont crevé mais ils nous rattrapent rapidement. Pas possible de les suivre. Mais on reste avec un bon groupe autour de Béa (N°4). C'est la soeur de Frédérique (N°304) qui nous avait réservé un très bon accueil la veille :-). C'est quand même le pays des grandes blondes et la moyenne d'âge, comme pour les garçons, est plutôt moins élevée que sur les autres cyclos. A noter aussi le fort pourcentage de grands gabarits. On finit par avoir les motos de la tête de course du 160 qui arrivent (autre spécificité : la petite part avant). Comme la route est très étroite j'essaye de le gêner le moins possible en roulant fort. Mais ça dure plus longtemps que prévu. Moralité : quand les autres arrivent, je n'ai plus beaucoup de jus. On laisse passer le premier peloton pour accrocher le deuxième. A la vue de nos plaques on se fait écarter. Pas de cadeau. Il vaut mieux ne pas insister. Pareil dans les suivants. Mais les grandes lignes droites vent de face sont épuisantes. Une fois passé la séparation des parcours notre petit groupe se remet en ordre de marche. Passage par le mont Cassel. A force d'emmener un train soutenu on revient régulièrement sur ceux qui ont craqué. Après le dernier ravitaillement nos jeunes voisins du départ qui avaient crevé m'aident pour rentrer à plus de 45 sur le plat. Mais nous sommes arrêtés par l'organisation car un participant a eu un malaise cardiaque en haut de la dernière bosse. On reste sagement sur un parking assez longtemps, puis on décide de rentrer direct. Un grand gabarit nous tire à plus de 40 km/h. On arrive à l'opposé de la base de loisirs. Alors que l'on est en train de boire une boisson énergétique offerte, Lionel arrive ! Il se plaindra de ses déboires à l'inspecteur de la FFC. Après on a droit à un super plateau repas avec en bonus tarte au Maroille et tarte au sucre. Au final 112 km en 3h 57', officiellement 4 h 7' bien que l'on soit resté arrêté plus de 10 mn, (1er : 3h 2') soit 28.3 de moyenne. Classement 243 sur 299. Perf. à 19%. Dans ma catégorie 37 sur 48 ( 1er en 3h 5') : 23%. Gilles 237 et 15 ème dans sa catégorie sur 24. Lionel : 249 et 19. freq. card max : 172 puls/min freq. card moy : 150 puls/min déniv. positif : 830 m

Christophe

 

 

11 Septembre 2010  La Ronde Picarde 514 Classés 135 km XXX m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 03 22 39  40,0      
BERDOLLT Jeff  119 03 52 21 34,9 87,2  OR 3
GUILLEMINOT Philippe 243 04 23 39  30,7  76,9  OR 2

Une ronde plutôt carrée…

Lever à 4h00 pour être au départ d'Abbeville, fallait être motivé, mais bon comme j'avais entrainé Philippe et qu'il a bien voulu faire le taxi, plus moyen de reculer. Heureusement la météo s'annonce bonne. Je me prépare et j'attends mon Philippe ; comme il a ses 5mn de retard (prévues) et moi mes 10mn d'avance (habituelles), me voilà à méditer les fesses sur l'escalier et refaire trois fois la check-list du matos. Cette fois si j'ai oublié quelque chose c'est vraiment qu'il me faut consulter ! Après deux heures de route dans le noir, nous voilà à Eaucourt, patelin d'Henri Sannier et ville d'arrivée. On est un peu à la bourre donc il faut vite décoller pour se rendre au départ à Abbeville à 7km de là. En plus on n'a pas encore nos dossards. Il y a déjà pas mal de monde dans les sas car les deux parcours (187 et 135) partent ensemble ; nous récupérons les puces et… une paire de chaussette offerte ; tiens, on avait pas pensé à ça. Du coup on va les promener autour de la baie de Somme. Je nous mets encore un peu plus en retard avec mon escale technique inévitable et nous voilà au fond du fond du (gros) peloton, avec près de 1000 cyclos devant nous… Pas grave, ça donnera l'occasion de frotter un peu, d'autant qu'autour de nous on entend plutôt parler anglais et flamand. Je préviens Philippe que c'est tout droit pendant 7 bornes avant un changement de direction sur la droite et la première bosse où j'avais déraillé la dernière fois en changeant de plateau. Eh ben vous savez quoi ? Il nous a fait la même ! Il me dira après l'arrivée que ça l'a fait repartir tout derrière. Du coup il n'aura pas beaucoup de bonnes roues. De mon côté je remonte " tranquillement " car ça ne roule pas trop fort dans les casses-pattes et je me retrouve au bout d'une heure dans un bon gros peloton à mon niveau. Ca ne s'organise pas trop mal avec le vent de travers et je reste près de la tête pour éviter d'être dans la bordure. Ca frotte sérieux et un Belge de 2m essaie en de me piquer ma place en en lousdé en voulant rentrer dans les 20cm que j'ai laissés entre la roue devant moi et la mienne… C'est qu'il me pousserait bien dans les champs ce grand benêt ! Un bon coup de coude (que j'ai bien pointu) lui fait comprendre qu'il devrait tenter ça chance ailleurs, non mais… Au bout de 65km on arrive à Ault en bord de mer au bas d'une longue descente, je me méfie car : a) Je vois autour de moi des gars bien crottés qui sont allés par terre et j'ai dans ce cas moyennement confiance dans leurs réflexes b) Je connais le coin et je sais qu'après le freinage sévère et le virage en bas de la descente un mur nous attend avec un changement par rapport au vent. Je me place et j'arrive donc en seconde position au freinage. On attaque le mur debout sur les pédales et ce que j'imaginais arrive, avec la relance vent dans le dos on se retrouve une vingtaine devant avec une belle cassure derrière nous. Quelques uns nous rejoindrons mais les pelotons son faits… on longe la mer à 50 à l'heure et l'adrénaline monte à l'approche de la route des dunes, souvent ensablée. Je me mets dans la tête qu'on approche de la tranchée d'Arenberg, mains au bas du cintre je garde ma place et je suis prêt à tout pour foncer sur le sable dans les premiers. Ayé voilà l'entrée du passage… Ben, m… c'est complètement dégagé, à peine quelques " flaques " de sable par ci par là, du coup je suis un peu déçu et la pression retombe. Après le ravito (où personne ne s'arrête) re-changement de direction et re-vent de travers. Il y a du coup moins de volontaires pour rouler. On tombe un peu le rythme et j'en profite pour récupérer. Retour vers Abbeville avec toujours dans mon dos des Belges qui discutent, mais ne roulent pas ; je ne savais pas qu'il y en avait qui n'aiment pas tartiner… On est toujours avec le grand parcours jusqu'à 15 bornes de l'arrivée pour nous. On bifurque encore une fois vers la droite pour se retrouver vent de face ; puisque je vous dis que cette ronde est carrée ! Je me sens bien et le dernier casse-pattes se passe sans problème ; on repasse sur un tronçon du départ pour rejoindre l'arrivée à Eaucourt ; là ça accélère franchement à 2 bornes de la ligne, il faut frotter dans les rues du village entre les voitures en stationnement. J'ai pu voir de près les moustiques sur quelques rétroviseurs… J'arrive à me placer comme il faut mais j'avais zappé le dernier virage à 90° à 50m de la ligne ; du coup mon sprint est trop court et je ne remonte que deux ou trois gars, pour finir 5ième sur le tapis d'arrivée. Bon en vrai je suis classé 119 (à 34,8 de moyenne), mais c'était pour le fun. Je me change et je reviens sur la ligne pour attendre Philippe qui aura le plaisir d'être applaudi à son arrivée 30mn plus tard ; une belle perf compte tenu de son déraillage et du fait qu'il ait du rouler presque seul. On a l'or tous les deux, l'honneur du VCBN est sauf ! Ce fut une très belle journée sur un parcours magnifique et avec une bonne organisation, j'espère qu'il y aura plus de volontaire l'année prochaine !

Jeff

 

25 Septembre 2010  La Gentlemen du Coeur CLM 125x2 Classés 18 km XXX m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 21 39  49,9      
GUENY Gilles / LORETTE Philippe  73 28 51 37,4 75,1   2 + 2

Ah, Longchamp, son anneau à la fois chébran et hors du temps, et presque bucolique ! Gilles, soixante-dix printemps, a honoré l'endroit comme il se doit, avec puissance, motivation et courage. Son entraîneur, lui, recherche encore un second souffle. P… que c'est dur le chrono ! La répétition de la montée faisait mal, mais le plus difficile fut de lutter contre le vent côté entrée d'honneur de l'hippodrome. Cela n'a pas empêché les gars d'Auber (Brouzes et Morizot) de flirter avec les 50 km/h et - pour repère - de boucler leur premier tour en 4' 20'' 35/100 (5' 34'' 28/100 pour Gueny-Lorette) !

      

Le Départ       L'Arrivée   

Le Sourire après récupération

Philippe

 

03 Octobre 2010  La Viking 76 367 Classés environ 98 km environ environ 800 m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 02 43 04  36,1      
BERDOLLT Jeff  36 02 47 39 35,1 97,2  OR 8
MESNY Christophe  94 02 59 15 32,8 90,1  OR 7
CORNU Bernard  132 03 02 16 32,3 88,2  OR 6
GUILLEMINOT Philippe  136 03 02 51 32,2 87,9  OR 5
GUYARD Vincent  155 03 07 58 31,3 84,7  ARGENT 4
GUENY Gilles  172 03 13 34 30,4 81,3 OR  3
BARBEY Eric 314 03 41 56 26,5 63,9  BRONZE 2
CHOUDY Lionel  Forfait          

Les Vikings ont perdu le Nord

L'enquête pour savoir par où sont passés les 7 Vikings, perturbés qu'ils ont été par un énergumène supposé les orienter à un carrefour est terminée

Eric a fait le parcours intégral, a crevé 2 fois et s'il n'avait pas eu ces crevaisons, aurait accroché l'Argent pour sa première participation à une cyclosportive

Le groupe Bernard/Philippe/Vincent/Gilles a été détourné et s'ils ont parcouru le bon kilométrage, ce n'était pas sur les bonnes routes. Qu'eût été le résultat s'ils avaient suivi les indications de la carte ou les injonctions du GPS ? Arrivés à Sainte Wandrille au lieu de Saint-Paër, ils ont bien failli reprendre le Pont de Bretonne. Ils ont finalement opté pour rentrer par la D913 !!! Le Trait, puis la route du Halage avant Duclair

Christophe n'a pas vu le Panneau du Pont de Bretonne : il a bifurqué avant à Sainte Wandrille et fait à l'envers le parcours de l'aller (montée de Sainte Marguerite et descente sur Duclair)

Jeff a aussi été détourné et a pris la même option de la bande des quatre

Bernard

Tin-tin-tin-tin !

4h30 Tin-tin-tin Le réveil m'a surpris dans un sommeil profond. Ne pas traîner. Respecter le timing. 5h13 je suis devant la porte du parking. On récupère Gilles et zou, sur la route. 1er contrat rempli, nous arrivons à Jumièges à 7h27. Nous retrouvons tout de suite les collègues du VCBN. Retrait des dossards rapide. Nous nous équipons (en court, en long, gants ou mitaines ?) et je commence déjà à profiter de l'expérience des briscards. Un (tout) petit tour de chauffe et l'on va se placer dans les starting-blocks. Il fait bon, c'est encore assez calme. 10-9-8-7 on entend les clic des pédales. 6-5-4-3 : ça commence à frémir. 2-1 partez. Et ça se met en branle, d'abord lentement, en puissance, comme si tous les cyclos tiraient un 52x11. 30 km/h -, 35 km/h puis très vite le long de la Seine sur le quai de halage avec le vent dans le dos on atteint les 50 km/h et perso, les 165 puls/mn. Oulalala, t'as beau être prévenu, quelle débauche d'énergie ! Un rush terrible. Cela dure environ 8 km, jusqu'à la première bosse. Au prix de gros efforts physiques mais aussi territoriaux, je me place dans le même groupe que Vincent. Avant le premier passage sur le Pont de Brotonne, j'ai déjà un groupe et 200 mètres de retard sur celui de Vincent et Gilles. Mais bon, ça roulotte. Traversée de la forêt de Brotonne dans "mon"groupe, planqué au milieu, même si je me rends compte que je ne reviendrai pas sur le groupe de Vincent et Gilles. On entame une grosse descente à travers la forêt bien grasse. Je lève le pied. On arrive (enfin) en bas. Beaucoup de crevaisons. Pourvu que je passe à travers. Et bien non ! entre Aizier et Vatteville la Rue, crevaison à l'arrière. Je répare, mais surprise au moment de gonfler soucis de pompe. J'insiste, rien ! Je sors le raccord, toujours rien. Je m'agace. Je change de chambre. Même topo. Je m'escagace. Et puis plof ! d'un coup cela gonfle. Je remet tout en vrac dans mon sac et je repars. Beaucoup de groupes m'ont doublé. J'en chope un au passage. Mais au bout de 500 mètres c'est l'avant qui fait pschiiiiit ! Je répare, je repars. Bilan : il ne me reste que des rustines, j'ai été arrêté 22 mn, et le pire, c'est qu'il n'y a plus de groupes, que des individuels qui errent. Allez je décide de ne pas baisser les bras et de faire le maximum. Je remonte seul jusqu'à Fréville. Je me sens comme le personnage de Tom Hanks dans "Seul au monde". Si j'avais eu un ballon de volley, lui aurais-je parlé ? Après Fréville le temps se brouille. On vire sud et là c'est vent de face. Je rattrape un autre "isolé" et nous nous organisons pour rouler un peu ensemble. Il n'a plus d'eau dans son bidon et soudainement il me dit "vas-y, je suis mort, il faut que j'aille au cimetière". J'ai bien compris que c'était pour faire aiguade, mais la formule m'a fait marrer. Un petit répit entre Saint-Paër et le Paulu avant d'attaquer le final. La montée sur Varengeville se fait dans le labeur. Il est temps que cela se termine. Enfin, retour sur Duclair. Je ne me vois absolument pas finir seul le long de la Seine avec ce fort vent de face. Je me fais doubler par un groupe d'un club - les marcassins taquins-. Je les suis sur un bon kilomètre, mais je n'arrive plus à suivre. Heureusement, un grand gaillard des "marcassins taquins" non plus. J'en profite pour le rattraper et me planquer derrière lui. Une fois récupéré, je prends ma part du boulot. Je vois enfin la porte gonflable rouge, comme à la télé. Alors comme à la télé je me lance dans un sprint pour finir en beauté. Une fois passé la porte, à peine le temps de relâcher mon effort que je me rends compte qu'il reste encore un kilomètre à parcourir. Ha ! Allez, je relance et fini de la même façon sous la porte ....finale cette fois. Là je suis gazé et je marche un peu pour rejoindre les collègues arrivés depuis belle lurette. Je me déséquipe lentement ce qui me permet de récupérer avant d'aller engloutir un honorable plateau repas avec les collègues. Ben voilà, je l'ai fait ! La prochaine expérience de ce type se fera avec une bombe anti- crevaison. Je suis arrivé tard, mais j'ai lutté pour faire pour le mieux (FC moyenne sur 3h20 : 161 puls/mn). Ces 3h20 m'ont semblé tellement courtes, un genre de faille temporelle. Cette expérience m'a beaucoup amusé, et je compte bien la renouveler. Merci à tous pour vos judicieux conseils 

Eric

Jeff, Philippe, Vincent ont également couché leurs impressions par écrit. On les retrouvera dans le bulletin du Club

 

 

17 Octobre 2010  La Gentlemen de Vincennes 115x2 Classés 17 km XXX m de dénivelé

 

NOM PLACE TEMPS VITESSE  PERF. VIT DIPL  POINTS
Vainqueur  1 22 47  44,8      
GUENY Gilles / LORETTE Philippe  73 29 28 34,6 77,4   2 + 2

Finalement, c'est toujours un délice de goûter au ciment centenaire de La Cipale (certes, il faudrait écrire " vélodrome Jacques-Anquetil ", puisque tel est son nom, officiel, depuis 1987). Donc, ce fut du bonheur, même si on arrive rouge vif sur cette piste aux vieilles mais toujours belles étoiles. Encore une fois, bravo Super Gilou ! Là, il nous l'a fait au courage. Blessé à la suite d'un tampon avec une bagnole quelques jours plus tôt, Gilou a dû lâcher à plusieurs reprises. Mais il est reparti chaque fois au combat. Oui messieurs-dames, du pur courage ! Avec ce deux-fois-trois-points, Gilou (refaites les comptes !) doit figurer au troisième rang des cyclos du VCBN. Je propose toutefois qu'il devienne le co-vainqueur (avec l'ami Jeff) du challenge 2010. Super Gilou et ses soixante-dix printemps méritent bien ça, non ?

Philippe

Les héros sont fatigués